Pédagogie – Recherche

La contredanse anglaise, une discipline à part entière …

Les contredanses anglaises sont des danses collectives à figures qui furent en vogue du XVIème siècle et dont la pratique s’est perpétuée jusqu’à nos jours. Elles sont conçues comme des danses sociales, où chaque couple danse avec les autres dans des formations en ligne, en cercle ou en quadrille. Le répertoire des contredanses est riche et parfois complexe. Il peut passer du grave au très ludique, mais son style reste toujours sobre et élégant.

C’est en 1651 que John Playford (cf Si Playford m’était conté), éditeur de musique à Londres, publie un recueil de 104 contredanses. Cet ouvrage et bien d’autres ont servi de base à de nombreux chercheurs en danses anciennes.

Ces danses semblent avoir été conçues pour libérer les danseurs de l’époque des contraintes liées au rite de la cour. Elles divertissent. Les formes qu’elles empruntent vont du plus simple au plus élaboré. Elles ont toujours été pratiquées, non pas dans l’esprit d’une reconstitution historique mais comme des danses du patrimoine actuel et vivant. Si les premières danses répertoriées ont quatre siècles d’existence, la création de nouvelles contredanses s’est poursuivie, et le XXème siècle a vu émerger des chorégraphes et des compositeurs de talent.

Cécile LAYE en a reconstitué un bon nombre et les enseigne, mais elle cherche aussi à les faire pratiquer en France en particulier comme cela se passe toujours Outre Manche.

Dans son enseignement, elle s’emploie à différencier les trois sous-ensembles qui constituent le vaste répertoire des danses à figures anglaises :

– les danses anciennes reconstruites à partir de manuscrits

– les danses collectées à partir du début du 20ème siècle

– et les danses des nouveaux chorégraphes anglais et américains, en particulier Pat Shaw.

Les quatre premières éditions de Playford constituent son thème de recherche principal et elle s’efforce de replacer les danses à figures anglaises du 17ème siècle dans le continuum historique auxquelles elles appartiennent en les rapprochant des répertoires contemporains, notamment ceux de la France de la fin du 16ème siècle et de l’Italie du début du 17ème siècle.

Notes historiques et commentaires par Cécile Laye :

Si Playford m’était conté

Les longways for as many as will dans la 1ère édition de Playford

La famille Playford – des artisans du livre

Cecil Sharp et le collectage de danses

Quelques considérations sur la progression

Dancing in the Inns of Courts

Les danses mimées chez John Playford et ses successeurs

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